LA SELLE DU CYCLISTE : UN CHOIX DELICAT  

LA SELLE DU CYCLISTE : UN CHOIX DELICAT  

Le cycliste peut être sujet à de nombreuses gènes pouvant impacter sa pratique sportive : l’une des pathologies les plus récurrentes est lié à l’assise du sportif. De nombreuses études ont tentées d’établir un lien entre les différentes selles et leurs conséquences sur la biomécanique de l’athlète.

Une grande partie des cyclistes a déjà connu cette désagréable sensation d’engourdissement de l’appareil génital : c’est une des dysfonctions du plancher pelvien.

Dans quelques articles scientifiques (Gemery et al, 2007), (Jeong et al, 2002), (McCory et Bell 1999) le pincement du nerf pudendal est étudié afin de cibler les différents troubles auxquels les cyclistes peuvent être sujets lors de leurs longues heures de selles :

 

  • Douleurs dans la zone du nerf

    Figure issue de l’article de Myriam Alvarez Saez et al.

  • Douleurs à la position assise 
  • Engourdissements
  • Fortes décharges électriques

 

 

Ces symptômes peuvent être lié à un mauvais réglage de la selle (Mauvais recul de selle, inclinaison de selle pas adaptée, hauteur de selle trop importante), mauvais réglage de cales, ou une selle non adaptée à sa morphologie.

Comment faire ? Quelle selle choisir ?

Dans un premier temps, une bonne position va diminuer voire supprimer les gènes occasionnés par un mauvais réglage.

Pour le cycliste, la selle est une affaire personnelle et varie en fonction de nombreux facteurs :

  • Le niveau (compétiteur, cyclosportif, cyclotouriste)
  • La discipline (Route, VTT, cyclocross, piste, triathlon, contre-la-montre …)
  • La morphologie
  • La souplesse
  • Le design
  • Pour les plus exigeants, le poids de la selle
  • Et peut-être le plus important … la sensation

Selle classique ? Selle anatomique (dite « à trou ») ? Ou selle spécialisée ?  Une multitude de types de selles est disponible sur le marché, et apporte le doute à son propre besoin. Toutes les tester ? Impossible.

Il existe une « classification » de selle en fonction du sexe, et de l’anatomie humaine :

  • Pour les femmes, morphologiquement les ischions seront plus «distants » que les hommes, et leur sensibilité au niveau du périnée accrue. L’utilisation d’une selle plus large et anatomique sera conseillée.
  • Pour les hommes, par logique, les selles sont plus étroites, les selles anatomiques sont également disponibles.

 

Les ischions ?

 

Les ischions représentent la partie inférieure de l’os coxale, premier point d’appui lors de l’assise sur la selle.

 

 

La distance inter-ischions est mesurable grâce à des plaques à mémoire de forme.

 

Comment faire le bon choix ?

 

Chaque cycliste possède sa propre morphologie. Pour obtenir une selle adéquate et donc une assise confortable, il est fondamental de déterminer la largeur des ischions du/de la cycliste.

Une bonne assise sur les ischions apportera une bonne stabilité du bassin et surtout une pression moins importante sur le plancher pelvien. Une fois la bonne largeur de selle déterminée, la sensation du cycliste déterminera si l’utilisation d’une selle anatomique sera utile.

Une analyse de votre posture déterminera votre selle idéale. Ne négligez pas le plus important : une bonne position sur votre bicyclette !

 

Bibliographie :

Miryam Alvarez Saez, Dr. Rial et Paula Bello. Clinique Maio Physiothérapie, Vigo (Espagne), Dysfonction du plancher pelvien et cyclisme

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