Les muscles au service du mouvement

Les muscles au service du mouvement

muscles et pédalage

 

Lors du mouvement de pédalage, le cerveau doit activer la majorité des muscles du membre inférieur afin de permettre la coordination segmentaire. Ce recrutement musculaire doit se faire d’une façon organisée, cyclique et reproductible afin de permettre au sujet de se mouvoir. Chaque muscle possède un rôle différent au cours du cycle de pédalage. En effet, le mouvement est principalement généré par les muscles composant le fessier et le quadriceps (Raasch et al. 1997). Les muscles intervenant lors de la flexion/extension de la hanche et du genou (GMax, Psoas, VL, VM, BF) permettent de produire la majeure partie de la force lors de la phase de poussée et de tirage (figure 1).

muscles sollicités lors du pédalage
Figure 1 : Principaux muscles utilisés lors du mouvement de pédalage (source adaptée de https://www.trainingpeaks.com/)

En ce qui concerne les passages aux points morts, d’autres muscles prennent le relai (GM, GL, SOL, TA, RF, Ischio) permettant d’assurer la continuité du mouvement et la fluidité de ses passages souvent cruciaux dans un souci de performance. Il est bon de noter que certains muscles interviennent pour des mouvements hors du plan sagittal (vue de face et du dessus) comme par exemple le TA qui participe activement à la rotation externe ainsi qu’à l’inversion de la cheville. Cela signifie que lorsque la fatigue se fait sentir, les rotations articulaires se voient modifier dans les trois plans de l’espace pouvant générer des mouvements potentiellement délétères pour l’intégrité physique du cycliste.

electrode EMG cyclisme analyse
Figure 2 : Electrode EMG et modélisation musculaire (Pouliquen, 2017)

Dans l’histoire de la biomécanique cycliste, la compréhension du rôle des muscles au cours du mouvement est principalement faite par électromyographie (EMG) de surface (figure 2). L’analyse EMG enregistre l’activité électrique des muscles (Pouliquen et al. 2021). Il est alors possible d’obtenir le niveau d’activation musculaire (entre 0 et 100%) ainsi que les périodes d’activation (figure 3). Cette méthodologie va ainsi permettre de comprendre l’impact de la cadence, de la posture, de la puissance, sur le recrutement musculaire et donc la coordination segmentaire, pouvant être mis en lien avec la performance ou la prévention des blessures.

coordination musculaire puissance pédalage
Figure 3 : Evolution de la coordination musculaire en fonction de la puissance au cours du cycle de pédalage du point mort bas au point mort bas (Pouliquen, 2017)

Dans un souci de performance ou dans le but de préserver l’intégrité physique des coureurs, il est fondamental d’allier la pratique du cyclisme à une bonne préparation physique et ce de façon régulière.
Pour cette raison, chez Orthodynamica, nous mettons en commun les compétences et les connaissances de l’équipe d’OD Cycling avec celles de notre éducateur médico-sportif pour vous apporter tous les conseils nécessaires. 

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Références :

Pouliquen C. Evaluation de l’asymétrie articulaire et musculaire au cours d’exercices exhaustifs en cyclisme : apports de l’approche expérimentale et de la modélisation musculosquelettique. Thèse, Université Rennes 2, 2017.

 

Pouliquen C., Nicolas G., Bideau B., Bideau N. Impact of power output on muscle activation and 3D kinematics during an incremental test to exhaustion in professional cyclists. Frontiers in Sports and Active Living. In press, 2021.

 

Raasch, C. C., Zajac, F. E., Ma, B. et Levine, W. S. Muscle coordination of maximum speed pedaling. Journal of Biomechanics, vol. 30, pages 595-602, 1997.

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